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Quézako

Notre santé est largement lié à ce que nous mangeons et à notre mode de vie. C’est pourquoi on entend ici et là les slogans "mangez cinq fruits et légumes par jour" ou encore "pour votre santé ne mangez pas trop gras". Mais au delà de ces conseils, notons que la gestion des espaces agricoles se cache derrière notre assiette. Si si, nous décidons ce que nous mangeons.


La santé vient en mangeant ... assez et équilibré
Vers une agriculture et une pêche durable
Manger local ?


La santé vient en mangeant ... assez et équilibré

L’homme tire son « énergie » de l’alimentation. Nous sommes 6,7 milliards de bouches à nourrir et les experts s’accordent à dire que nous disposons de ressources suffisantes. Or, la malnutrition s’est considérablement aggravée dans les pays confrontés à la fois à la pauvreté et à une croissance démographique galopante. Un milliard d’êtres humains souffre de malnutrition quand presque autant s’alimente de manière trop riche. Dans les deux cas, les conséquences pour la santé sont néfastes.


Vers une agriculture et une pêche durable

La nourriture disponible est inégalement répartie entre les pays notamment du fait d’une agriculture et d’une pêche intensives dans les pays industrialisés qui s’opposent aux pratiques de la majorité des pays en développement de la planète. L’agriculture intensive des grandes puissances, fortement mécanisée, emploie peu de main d’œuvre, cultive des surfaces souvent très importantes à grands renforts d’engrais, de pesticides et d’énergie fossile, utilise une très faible diversité de plantes et d’animaux, consomme beaucoup d’eau. La majorité des pays en développement, malgré leurs ressources, est disqualifiée sur le marché mondial, les règles du jeu étant perverties par les subventions accordées aux agriculteurs des pays industrialisés ... Selon la Commission européenne, 40 % de la flotte européenne devrait être supprimée pour permettre aux ressources de la pêche de se renouveler. Un des effets pervers de cette surexploitation : les bateaux européens pêchent au large de la côte africaine et menacent la pêche locale avec des techniques beaucoup plus perfectionnées. Sur près de 600 stocks de poissons suivis par la FAO (Food and Agriculture Organization) dans l’ensemble des zones de pêches, 74 % des prises sont considérées comme une surexploitation du milieu maritime. Le dépassement des quotas a des conséquences irréversibles sur le renouvellement des espèces.


Manger local ?

Avant 2025, certains disent qu’il faudrait doubler près de moitié la production de céréales pour répondre aux besoins alimentaires. Augmenter les rendements : peut être. Changer l’affectation des denrées alimentaires et consommer moins de bétail : surement. Mais se jouent aussi la qualité des sols, les ressources en eau ou la diversité génétique animale et végétale. Le modèle intensif ne semble pas viable à long terme et peu adapté à la diversité des peuples et de leurs milieux. Notre défi : trouver une agriculture et une pêche durables pouvant subvenir aux besoins (modérés) de tous les hommes, respectueuses de l’environnement et préservant la vie rurale. Cela demande de profonds changements dont beaucoup nous dépassent. Pourtant nous pouvons choisir d’acheter des produits peu transformés et peu emballés, par exemple le café en vrac et non en dosettes, de manger des légumes et des fruits de saison (pas de tomates en hiver !), de la viande et du poisson moins souvent ou des aliments biologiques, si possible locaux !


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